On les confond souvent. Pourtant, le smoking, le costume et la veste ne répondent ni aux mêmes codes ni aux mêmes occasions.
Aux origines : la veste fumoir
Au XIXᵉ siècle, après le dîner, les gentlemen se retiraient au fumoir. Ils y passaient une veste d’intérieur en velours ou en soie, qui protégeait leurs vêtements de l’odeur du tabac : la « smoking jacket ». Le futur roi Édouard VII en aurait fait tailler une version courte pour ses dîners informels. Elle est devenue la tenue de soirée masculine de référence, le « tuxedo » des Américains. Historiquement, le smoking se porte à partir de 18 h, notamment lorsqu’une invitation indique « tenue de soirée » ou « black tie ».
Smoking ou costume ?
Le costume se porte en journée comme en cérémonie, et ses revers sont taillés dans son propre tissu. Le smoking, lui, se reconnaît à ses détails de soirée :
- des revers en satin ou en soie, en col châle ou en revers en pointe ;
- un pantalon à galon de satin le long de la couture extérieure, porté sans ceinture, avec des bretelles ou des pattes de serrage ;
- des poches passepoilées, sans rabat ;
- des boutons gainés de satin, le plus souvent un seul.
Smoking ou veste ?
Une veste, ou blazer, se porte seule, avec un pantalon d’une autre étoffe, de la journée au soir. Le smoking, lui, est une tenue complète : la veste et son pantalon à galon assorti. On parle de « veste de smoking » lorsque la veste est portée dépareillée, par exemple en velours ou en jacquard, avec un pantalon noir à galon. Ce qui fait un smoking, ce n’est donc ni la couleur ni le tissu, mais l’ensemble de ces détails.
La chemise : plastron et boutons
La chemise de smoking se reconnaît à son plastron, traditionnellement plissé ou en coton piqué. Le nombre et la largeur des plis se choisissent ensemble. Les boutons y sont souvent remplacés par des boutons de plastron, les « studs », en onyx, en nacre ou en métal, assortis aux boutons de manchette des poignets mousquetaires.
La ceinture de smoking, ou cummerbund
Elle vient de l’Inde : son nom dérive du persan « kamarband », la ceinture de taille. Les officiers britanniques l’ont adoptée au XIXᵉ siècle, car elle était plus légère qu’un gilet sous la chaleur. Cette large bande de soie ou de satin couvre la ceinture du pantalon, et ses plis se portent tournés vers le haut. Elle remplace le gilet : on ne porte jamais les deux ensemble. On l’assortit au satin des revers ou on la taille dans une étoffe plus audacieuse.
Le nœud papillon
Il descend de la cravate, née au XVIIᵉ siècle des foulards des cavaliers croates, et s’est imposé au XIXᵉ siècle comme l’accessoire de la tenue du soir. Le code « black tie » le veut traditionnellement noir, le nœud blanc étant réservé à l’habit et au code « white tie ». Aujourd’hui, le smoking s’accorde aussi bien d’un nœud en soie blanche que de velours ou d’une couleur affirmée, et notre atelier le confectionne sur mesure.
Les souliers et la pochette
Les souliers sont noirs, vernis ou parfaitement cirés. La pochette est blanche, pliée simplement.
Et le mariage ?
Tenue du soir par tradition, le smoking n’était pas destiné aux mariages célébrés en journée. Pourtant, de plus en plus de mariés le choisissent, en particulier pour une cérémonie ou une réception en soirée, et le résultat est d’une très grande élégance.
Des codes faits pour être bousculés
Les codes vestimentaires offrent une base, mais ils sont souvent là pour être un peu bousculés. Velours orange ou bleu ciel, jacquards, brocarts, revers brodés de cristaux : chez Moret & Co, le smoking se réinvente sans limite, avec une seule règle, l’élégance. Découvrez nos créations Gala & Prestige.

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